Jeudi 23 Février 2012, St Lazare

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Le 16 février 2012,

 

                       Nous venons de passer une petite semaine très sympa à nous balader au Bénin avec des copains.

                     Au programme: Pendjari bien sur. C’est la quatrième fois qu’on y va et nous y voyons chaque fois des choses nouvelles et magiques. Cette fois-ci, ça a été un long moment, au petit matin, sans un souffle d’air pour rider l’eau de l’étang au bord duquel nous étions.

                    Les voitures étaient sur la piste, invisibles de l’endroit où nous étions, entre nous et le troupeau de buffles que nous entendions fourrager dans les herbes sèches.

C’était un moment d’un calme et d’une quiétude absolus, seulement troublé par le chant des milliers d’oiseaux, le froissement des herbes et le batifolage des hippopotames (assez bruyant le batifolage...).

Merci à Karim (notre guide attitré), à Jo et Alassane, ses collègues de nous avoir offert ce moment.

 

 

 

 

 

 

                   Nous sommes également passés à Ganvié où nous avons revu la belle Andréa qui nous a préparé un repas de rois.

 

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     Mais notre première visite a été pour Abomey, capitale du royaume du Dahomey et haut lieu du Vaudou (ou Vodoun ou Vodu).

 

 

entrée du village aux fétiches

 

          Là, nous avons visité un prêtre Vaudou servant de Legba qui est le Dieu secondaire (Vodu)  protecteur des villages et l’esprit messager des autres Vodu.

La maison de ce monsieur est protégée par 2 fétiches devant l’entrée et elle est divisée en une partie privée d’habitation et une partie «temple» comprenant une pièce de réception, offrandes et divination, une cour d’offrandes et de prière et une salle de soins.

 

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      Les offrandes peuvent être de l’alcool, ou de l’huile rouge,ou de l’eau versés sur une statue, ou sur un crâne (le féticheur a un crâne d’antilope - qui était à son père avant lui - qui baigne dans une mixture noirâtre mêlée d’huile rouge. Tremper son doigt dans le crâne, le lécher et s’enduire le nombril de ce qui reste sur le doigt, donne une protection forte).

Cela peut être aussi un animal lors de cérémonies ou quand la demande qu’on fait aux esprits (vodu) est importante: maladie grave, long voyage, achat important...

Les animaux sacrifiés sont ensuite cuisinés et mangés par les participants à la cérémonie.

On peut aussi offrir de la nourriture préparée: riz, sauce... Dans une calebasse que l’on pose devant la statue ou le tabouret représentant l’esprit.

 

 

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           Afa est le dieu de la divination. C’est lui qui aide le Vodussi (initié du Vodu) à interpréter la disposition des cauris ou des noix de cola après les avoir lancés.

 

Les prières se font en chantant et en faisant du bruit (Maracas) pour attirer l’attention du dieu et en dansant.

 

Les soins comprennent l’usage de plantes, de parties d’animaux (crânes, animaux séchés, poudres d’organes divers), d’objets et de suppliques aux esprits (musique, danse et prières).

Certains «médicaments» sont à ingérer, d’autres à appliquer, d’autres à conserver sur soi.

 

Les Vodussi sont très respectés et très consultés dans les villages.

Celui que nous avons vu était un monsieur âgé (il dit avoir plus de 80 ans), petit et frêle.

Mais plutôt bien conservé par ses dieux et ses esprits: il a accepté de poser pour une photo avec deux de nos copines et il leur a passé une main palpeuse et insistante sur les fesses à toutes les deux!

 

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LE VODU POUR LES NULS

 

 

 

MAWU (prononcer «maao»): Dieu suprême. Principe féminin, représente l’orient et la lune

 

LISSA: Même Dieu que Mawu. Principe masculin, représente l’occident et le soleil

 

+

Une quarantaine de Dieux secondaires (vodu) qui interviennent sur la nature et les hommes:

 

  • AZZIZA: déesse de la terre nourricière.
  • MAMI WATTA: déesse de la mer.
  • LEGBA: esprit messager des Vodu, protecteur des villages et des maisons.
  • AFA: dieu divinatoire.
  • Etc...

 

Tous les Vodu sont indépendants les uns des autres et on ne peut être initié que dans un seul Vodu. 

+

 

Plein de dieux locaux ou familiaux qui intercèdent pour les hommes.

 

-Arbres, lieux, pierres, animaux

-Ancêtres célèbres et méritants.

 

 

Objets de culte:

-Tabourets d’ancêtres (familiaux, claniques, tribaux, royaux)

-tambours sacrés

-pots, calebasses

-autels

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Le Jeudi 16 Février 20121 commentaire(s)

                                 JOYEUSES FETES A VOUS TOUS ET BONNE ANNEE 2012

 

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Le Samedi 24 Décembre 20111 commentaire(s)

 

Le 27 novembre 2011

 

Coucou petits veinards !

            Pourquoi veinards ? Parce que, quand même, si vivre en Afrique est plutôt sympa, il y a quand même du bon à vivre en Europe.

            Par exemple : quand vous tournez un robinet à la maison, il y a de l’eau PROPRE qui coule… Et en plus, ça vous paraît NATUREL . Vous ne vous posez aucune question. Et si ça ne coule pas, vous vous indignez et vous téléphonez vite fait à la mairie ou à la gendarmerie ou à la Lyonnaise des Eaux ou à votre avocat pour faire valoir vos droits… Ou vous ne faites rien parce que de toutes façons, ça va revenir avant même que vous ne réagissiez.

 

           Mais ici, non, non, non, c’est pas du tout ça :

           Nous avons un forage et une pompe qui nous donnait de l’eau, certes non potable, mais de qualité suffisante pour nous laver, faire la lessive, faire la cuisine…. Sauf que, pour limiter les inondations dues à la saison des pluies de l’année dernière, il y a eu plein de travaux dans le quartier : creusements (creusages ?) de caniveaux, surélévations des vons (rues en terre, pistes quoi !), pose de buses pour faciliter l’écoulement de l’eau…

TOTAL : à la fin de la petite saison des pluies, soit début novembre, l’eau de notre forage était immonde : une odeur entre égout et rat crevé et une couleur mal définie mais assez dégueue avec des trucs gluants et noirâtres qui tâchaient le linge et collaient à la peau… Bref, l’Horreur…

Il nous fallait REAGIR

 

         Notre jardinier (Yaovi), toujours de bon conseil nous a dit que pour avoir de l’eau toujours propre, il fallait avoir un forage plus profond : environ 30 mètres, et pas de problème, il connaissait un mec sérieux qui faisait ça très bien, et, si on voulait, il l’appelait et on discutait.

        Bon, nous, on puait après la douche, on utilisait de l’eau minérale pour nous brosser les dents, pour rincer la salade et pour faire cuire les coquillettes, donc, il a appelé  le mec qui s’est pointé dans le quart d’heure.

Très pro : les forages ? il en a fait des centaines.

30 mètres ? Pas de problème : ici, c’est du gâteau. Enfin : du yaourt plutôt : que du sable, un peu d’argile et de gravier mais ça rentre comme dans du beurre et en 2 jours c’est fait. « Il suffit d’aller chercher le matos à Lomé demain, je viens avec toi Patron, je commence après demain, et ça roule ».

Discussion sur le prix. Damien arrive à un accord, et roule ma poule.

 

        Evidemment, c’était un peu chiant, surtout pour Damien parce que le puisatier voulait commencer tôt (7 heures) et qu’il fallait se lever ( enfin : que Damien se lève) et que 7H c’est vraiment tôt. Mais bon : pour de l’eau qui ne pue pas, ça valait vraiment le coup…

Et 2 jours, ça va quoi .

 

      Nous sommes le 27 novembre ; ils ont commencé le forage il y a 3 semaines, ils ont coincé la vrille au moins 2 fois, ils ont cassé le tuyau, ils ont « gâté » leur matos x fois, l’ont réparé x fois, ils ont causé un effondrement de terrain autour du forage (minime mais quand même !), ils ont creusé un trou sur la route devant chez nous pour évacuer la boue, puis un autre derrière la maison, ils ont pourri l’allée derrière la maison, ils ont maculé le mur de la maison (repeint récemment) d’argile et de boue, ils arrivent et repartent en ordre dispersé (ils sont de 3 à 5 et donc au moins 20 coups de cloche pour entrer par jour sans compter les gens qui viennent pour diverses choses : les petits frères, les grands frères, les autres « clients », les amis, les femmes…), ils discutent, rigolent, tchatchent, palabrent, digressent, parlent, échangent des idées ou des infos, philosophent, élucubrent, bavardent, débattent, argumentent, s’expriment, communiquent et surtout… dorment… sur le puits, par terre sous l’appatam  de la cuisine en attendant le patron qui est allé manger.

Sous l’appatam de ma cuisine !!!!!!!!!

 

Et ils ne sont qu’à 20 mètres et juste dans une couche de boue !!!

 

        Bref, Damien s’est choppé les boules et il a donné un ultimatum au patron : il a 1 semaine pour terminer le travail ( à peu près 30 mètres dans une couche de graviers propres) sinon nada, rien, nothing, on arrête tout….

 

        Bon, il faut voir le bon côté des choses : l’épisode « eau puante » n’a duré que quelques jours et notre forage actuel nous donne à nouveau une eau propre et inodore. 

 

 

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Le Mercredi 30 Novembre 2011Poster un commentaire

 

6 novembre 2011,

 

Déjà début novembre et la température commence à monter à Lomé: 30° environ dans la journée avec un taux d’hygrométrie entre 75 et 90%. Aussi pour trouver un peu de fraicheur dans ce monde de brutes moites, nos avons passé le week-end de la Toussaint à Kpalimé avec des copains. 

Au programme, marche dans la forêt au milieu des papillons, baignade dans les cascades,   récolte de plantes (orchidées sauvages et indigotier) pour mettre dans le jardin et, surtout, petites et grandes bouffes sympas dans les restau et autres maquis du coin.....

Dont « La part du chef » maquis situé à Agou Gare (même si il n’y a plus de gare depuis longtemps), à une dizaine de kilomètres de Kpalimé, au pied du Mont Agou, point culminant du Togo.

 

Nous quittons donc le goudron à Agou et suivons une piste à travers le village, puis une deuxième assez étroite et défoncée qui s’enfonce dans la forêt sur quelques centaines de mètres, nous faisant douter de notre itinéraire. Au détour d’un virage, nous arrivons à une maison particulière typique du Togo (mur d’enceinte avec portail en fer délimitant une cour et bâtiments bas). Quatre ou cinq 4/4 assez récents sont garés en désordre à l’ombre des arbres devant le portail et des convives sont attablés un peu partout, sous les terrasses et sous les manguiers autour de la maison. Dans ce coin perdu c’est étonnant de voir tant de clients surtout que tous sont togolais.

 

Le patron nous accueille et nous fait visiter son domaine en commençant par les cuisines pour nous faire choisir notre déjeuner. Ici, on ne sert que de la viande braisée et on choisit en faisant le tour des foyers (barbecues) sur lesquels les femmes de la famille tournent et retournent des morceaux d’animaux divers: poulets, pintades, porc mais aussi buffle et antilope et, pour les plus courageux, agouti et même varan! 

Si on veut du canard, pas de problème mais c’est un peu plus long: il suffit d’aller au fond de la cour dans leur enclos, de choisir le canard et le jeune va le tuer, le plumer, le vider et l’apporter aux femmes qui vont nous le cuisiner.... 

Nous, pas envie de canard. Plutôt porc, poulet et un peu, un peu d’agouti, juste pour goûter, mais seulement un peu.

 

Puis, Mr Laté nous fait visiter ses gardes-manger disposés autour de la cour au milieu de laquelle on nous apporte une table et des chaises: enclos à pintades, à canards et à cochons noirs et roses, poulets et coqs courants un peu partout. A l’atelier de conditionnement des matières premières (au fond de la cour, face à la forêt), un jeune homme plume et vide des poulets et arrose à intervalles réguliers un varan en cours d’affinage.

 

A l’apéro, notre hôte rejoint notre table avec un gros dossier hétéroclite: papiers, cadres, photos, feuilles de cahier...

Il nous explique qu’il est Directeur d’école à la retraite et que, dans le cadre d’un jumelage avec une école française, il a passé quelques semaines en France et en Suisse et qu’il a rencontré Christine Boutin et Jacques Foccart et il nous montre son dossier. Il a même un certificat de marche sur la neige!

 

Nous déjeunons comme des nababs de brochettes de porc, de poulet braisé avec djemcoumé et tomates et oignons doux en salade, plus sauce piment.

 

Et l’agouti?

Ha! L’agouti, c’est le plat de roi: celui qui se déguste en dernier.

Bien sur, il y a eu un moment de flottement autour de la table quand le plat contenant un demi agouti est arrivé: on avait déjà bien mangé et, si la cuisse était présentée en brochettes et si ils avaient enlevé la queue, il y avait la patte avant entière avec ses petites griffes recroquevillées, genre «patte de rat».

Au niveau goût, franchement, la table a été unanime pour dire qu’à Kho Lhanta, se serait un plat de rêve mais bon, après tout on était au Togo, dans un maquis super sympa, qu’on n’avait plus faim, mais bon, que c’était quand même une expérience.....intéressante.

 

Puis, le patron est venu nous offrir le digeo: Sodabi (alcool de palme artisanal) «arrangé» avec de l’anis, du gingembre, du girofle et d’autres trucs. 

Chaud, très chaud.

Du coup, on lui en a acheté une bouteille, d'autant qu’il nous a juré que c’était bon contre la frigidité et l’éjaculation précoce. Non qu’on en ai besoin d’ailleurs mais si ça intéresse quelqu’un, passez votre commande.

 

Donc, samedi dernier, nous avons passé 2 heures à très bien manger et boire de la bière bien fraiche sous les manguiers de la cour et à rigoler avec Mr Laté, propriétaire des lieux et grand plaisantin devant l’Eternel. Il faisait beau et la température était de 28° avec une petite brise sympa.

Nous n’avons pas vu le chien lunatique signalé par le portail mais nous avons goûté le Sodabi de son maître. Un bon compromis.

 

Le meilleur maquis qu’on connaisse et le plus sympa.

 

 

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Le Dimanche 06 Novembre 2011Poster un commentaire

            on a fêté Myriam et Hervé, des amis coopérants Français. Soirée légèrement déguisée et fortement arrosée.

          Retour au radar , mais on a retrouvé la maison

 

 

 
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Le Dimanche 29 Mai 20111 commentaire(s)

            Nous avons eu le plaisir de retrouver Olga et Allen, venus de leurs contrées lointaines (France pour l'une et Allemagne pour l'autre).

            Nous nous sommes retrouvés Chez Atavi Jo pour un repas familial où nous avons passé une soirée riche en histoires et souvenirs échangés.

Ils ont repris l'avion le lendemain et doivent aujourd'hui avoir rejoint leur Home.

 

Olga
 
Olga, Damien, Félicio, Allen, Jo
 
Damien, Isabelle, Allen, Jo
 
Damien, Félicio, Jo
 
Allen, Jo
 
Charlotte, Parfait
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Le Samedi 28 Mai 2011Poster un commentaire

NOUS VOUS SOUHAITONS A TOUS (NOS AMIS LECTEURS) UNE TRES BONNE ANNEE 2011, EN ESPERANT VOUS REVOIR DURANT NOTRE PASSAGE EN FRANCE OU POURQUOI PAS VOTRE VENUE AU TOGO

 ;)

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Le Jeudi 30 Décembre 2010Poster un commentaire

ET VOICI MA NOUVELLE ..............MOTO!!!!!!!!!!!!!

JE FRIME!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

 


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Le Mercredi 03 Novembre 2010Poster un commentaire

 

 

17 octobre 2010


             Voilà bien longtemps que nous n’avons pas donné de nouvelles... Mais, c’est bien connu: les gens heureux (et flemmards) n’ont pas d’histoire.

        Donc, après notre mois et demi en France, nous avons consacré un mois plein à maigrir et dessouler et nous avons repris notre routine tropicale: gym pour Damien, marche pour moi, piscine pour les deux, balades etc... Enfin, ballades pas trop parce qu’il pleut depuis le mois de mai et il y a des inondations partout. Il y a des gens ( dont les parents d’Hana ) qui ont 30 cm d’eau dans la cour depuis juin! Les gens disent qu’ils n’ont pas vu ça depuis 1954, ou 1956 ou 1962, bref, une paille!

Heureusement, nous n’avons pas ce problème à la maison mais c’est inondé à 50m de chez nous. Et en plus, quand il ne pleut pas pendant deux jours, nous sommes obligés d’arroser le jardin!!! Avec l’inondation à 50m!!!

 

 

 

 

 

 

 
 
 

        Sinon, aujourd’hui dimanche, je me suis fadée La Réunion des Parents D’élèves de Début d’Année de VIC INTELLIGENTSIA avec convoc Officielle A Remettre A l’Entrée (ou si on y va pas ou qu’on donne pas le papier, l’élève - en l’occurrence Hana - est frappé la semaine suivante). Bref, Réunion Obligatoire et suprêmement importante.


       Il faut dire que ça a assez mal commencé: la convocation à la réunion (je laisse tomber les majuscules mais vous pouvez les mettre où vous voulez)  était pour 14H30 et nous avions des copains pour déjeuner dont le premier est arrivé vers 11H30; d’où petite (33cl) bière vers 11H45 GMT, N 06°10223'                  E 001° 20 613', 32,4°C... + 2 bouteilles de vin à 4 avec salade de coeurs de palmiers (frais), poulet rôti avec pleurotes et patates sautées et papaye, glace à la banane (maison la glace: recette adaptée de la glace à la fraise de la maman de Ko. Merci Nono), le tout ingéré dans le salon bicause la clim ( à 25°, c’est divin).

Bref, à 14H30, j’étais encore à table devant mon café.

        D’où départ en catastrophe vers 14H45, en plein soleil, température inconnue mais élevée, taux d’alcoolémie tout aussi inconnu mais également élevé et arrivée après 5minutes de marche à la réunion.

Grande tente et bancs dans la cour, parents + ou - endimanchés sur les dits bancs, profs et administrateurs à des tables sur la galerie du bâtiment qui forme estrade. Musique assurée par une sono ( fournie par le société JesuSono ). Musique à fond la caisse, tout le monde se dandine en rythme sur les bancs et moi aussi: je suis à l’ombre, il y a un petit vent, la musique est sympa et l’alcool encore présent.

15H15, un mec prend la parole au micro. On saura plus tard que c’est un prof d’histoire géo. Il remercie Dieu et le Fondateur (je remets une majuscule pasque c’est obligé) d’être ici tous réunis à Vic, dans une grande communion d’esprits, pour aider nos enfants (avec l’aide de Dieu et du Fondateur ici présent), à devenir de fidèles serviteurs du Seigneur et l’élite de notre pays. Puis prière et recueillement.

Ensuite, le président des représentants de parents d’élèves a pris la parole en Ewe puis en Français pour parler des dangers qui guettent les jeunes: grossesses, SIDA, bars louches et cocaïne, puis des remèdes pour faire face: foi en Dieu, prière, punitions et châtiments, ce qui devrait finalement donner des citoyens honnêtes et utiles à leur pays.Il a longuement remercié Dieu et le Fondateur (ici présent mais c’est pas pour ça que je le remercie) de nous aider à faire de nos enfants de dignes serviteurs de Seigneur et duTogo.

        Enfin, résultats aux examens 2010 donnés par le DG. L’horreur!!! 

Taux de réussite au Bac pour le Togo en 2010, toutes sections confondues.....33%

Pour Vic: 60%, mais pour la section scientifique (celle où est Hana), 42% seulement.

Et, dixit le DG, c’est bien par rapport à la moyenne nationale mais encore insuffisant mais, avec l’aide de Dieu et du Fondateur ( ici présent et que je remercie de s’impliquer), nous allons y arriver et apporter, si Dieu le veut, 

        Bref, j’étais dégoûtée et, quand le CPE ( ici c’est le Surveillant Général) a pris la parole en Ewé et que j’ai reconnu dans son discours le mot «Fondateur», j’ai lâchement battu en retraite et je suis rentrée cuver à la maison. Il était quand même 16H15.


    Voilà pour la réunion parents d’élèves.


        A part ça, j’ai sèchement rabattu le caquet de Damien qui se foutait allègrement de moi quand je parlais de gambas «grandes comme ça» lors de nos vacances en France, et je rigole en pensant à vos ricanements complices et imbéciles quand vous l’écoutiez. (Voir photo ci-jointe).

 

 

 

 


 

 


Sinon vous avez en prime un texte d’Hana sur ses vacances.



Au début  de l’année  2009_2010  mon oncle et ma tante (Damien et Sophie) m’avaient promis de  m’emmener en France pendant les vacances  à condition d’avoir douze  de moyenne à la fin de l’année. Etant motivée par l’offre  et ma carrière de demain  j’ai tout fait pour avoir la moyenne que je n’avais pas eu dans la même classe  l’année  passée c'est-à-dire douze .Au cours de l’année scolaire les démarches  avançaient normalement .Au retour  de l’école  lorsque mon oncle (Damien)m’a dit que  c’était bon pour  les billets j’était très contente mais le visa n’était pas obtenu. Je prias Dieu de ne pas me refuser cette opportunité que je n’avais jamais eu de toute ma vie.

Au retour des classes un vendredi après midi ; au  moment ou j’ai remis le bulletin du deuxième trimestre à mon oncle (j’avais treize  de moyenne) il a reçu un coup de fil  disant que le visa était délivré. Je pensais que c’était un rêve. Mon  rêve était d’aller un jour en Europe pour voir autre chose que l’Afrique mais je n’avais jamais imaginé que  c’est en 2010 à la fin de la seconde   que je le réaliserai  .Oh quelle joie !

Le 25 juin 2010;en allant à l’aéroport je rêvais toujours .Je me disais : Hana ; ce soir  pour  la première  fois de ta vie tu vas prendre un avion. Quelle  émotion ! Au départ pour l’aéroport   nous étions à deux doigts de rater  l’avion .Dans  la voiture ; je priais pour que cette première fois ne sois pas un regret pour moi ni pour ceux qui m’avaient donné l’occasion. Par la grâce de Dieu et par chance nous  sommes  arrivés à  l’aéroport  saints et saufs  et surtout à  l’heure .Dans l’avion ;j’étais  accrochée à  ma tante (Sophie)comme une tique .Pendant le décollage ;mon cœur battait mille et une  fois par seconde. A côté de mon oncle il y avait une place  vide et nous avions déménagé pour  être  avec oncle. J’étais  au hublot  et j’avais une vue   magnifique. A  un moment  le chef  de cabine a dit :« mesdames ;mesdemoiselles et messieurs  veuillez  attacher vos ceintures ;nous  entrons dans une zone  de turbulences  » Croyant à une plaisanterie  je voyais  l’avion basculait .J’ ai failli rentrer  dans  l’oncle comme un pou par peur .

Enfin le moment très  attendu  est arrivé : l’arrivée en France.

La  France n’a rien  à voir  avec le Togo à mon avis ; c'est-à-dire  qu’il n’y a pas de trous sur les routes. Je n’avais  jamais  pris d’ascenseur  dans ma vie ; mais en France oui. J’ai vu des habitations plus hautes que le palm Beach .Le paysage  est très magnifique. La façon dont les petits français manipulaient  l’ordinateur est un grand avantage sur nous .C’était extraordinaire de voir les voitures  laisser  passer les piétons. A l’exception  de la plage ; je n’avais pas  trouvé de sable (dans les vons) comme ici. Presque tout le monde  un jardin chez lui ce qui n’était pas le cas chez nous.

En faisant la connaissance de toute la famille Française ; tout  le monde m’a reçu comme une  reine et j’ai  bien aimé. J’ai trouvé  toutes  les  sœurs  de l’oncle adorables  surtout  Valérie ; Nathalie et Betty qui me faisaient  beaucoup  rire. Ce voyage m’a permis de multiplier mes habits et de faire  du tri  dans les miens .Emmanuelle m’a emmenée toucher son cheval (que je n’aurais jamais  touché de mon propre gré) .Cécile ; Sébastien  et Emmanuelle m’ont reçu comme leur petite sœur. Pour  en savoir  plus sur gros avion du monde  l’A380 faites-moi signe  car j’ai été dans l’usine de fabrication de cet avion. J’ai des  photos pour vous le prouver .Dans le centre commercial de la part Dieu à Lyon ;je serais  incapable de trouver toute  seule l’entrée du parking et encore moins de retrouver notre voiture. Je n’avais jamais vu autant de voitures à Lomé. J’étais tellement étonné de la quantité de voitures que j’ai demandé à  l’oncle  si ici les gens ne marchaient pas. L’Intermarché de saint lys était peut être deux fois et demi plus grand que  le plus grand supermarché de Lomé (Ramco).  

Le soir du 14 juillet sur le bassin d’Arcachon j’ai assisté à un splendide feu   d’artifice que je voyais pour la première fois.

Durant un mois et demi ; j’ai visité : Lyon ; Caux ; Montpellier ; Béziers ; Toulouse, Arcachon ; Bordeaux ; Biscarrosse et périgueux.

Je vous signale que nous sommes passés sur une montagne de plus de 1000 mètres qui est plus hautes que le pic d’Agou .Une chose très importante c’est mon passage au cinéma.

Les conditions de vie sont plus favorables qu’au Togo. Malgré la cherté  chacun   arrive  à  s’en sortir. En France l’éducation  n’est  pas la même qu’ici ; ni le mode de vie. Le pays est très  joli  et  très          propre. Il y a des poubelles partout ce qui permet  aux habitants  de jeter les déchets même s’ils sont dans les rues. Tout est spécial mais  je trouvais désagréable c’était les mégots de cigarettes partout dans les rues et le pire c’était de voir les jeunes de moins de dix –huit  ans fumés. Beaucoup de d’adultes fument  là bas ; surtout les femmes. 

Partout ou vous iriez dans le monde il y aura des choses qui vous plairont d’autres pas ; c’est l’exemple de la France. Je n’ai rien regretté de mes vacances. Au contraire, je serais prête à repartir au moment où je vous parle si occasion se présentait. Si vous pouviez imaginer tout ce que j’ai vu, mangé et fait  considériez  que  vous avez été en France. Mais je ne crois pas que se serait facile pour vous. Le seul conseil que je peux vous donner c’est essayer vous-même mon parcourt et si vous y arrivez, saluez toutes mes connaissance de ma part. Si un jour vous entendez parler ou                          voyez  la DUNE du PYLA, souvenez vous de moi (Hanania)    parce que j’y ai été avec mes pieds et vu de mes  deux yeux.  J’aimerais vous    en raconter  plus mais je suis demandée ; désolée. Le mieux c’est  de faire  vous-même l’expérience. Pour une dernière information, Si vous voulez des photos de moi lorsque j’étais en France ne hésite pas je suis  à votre disposition

Merci du fond de cœur à oncle Damien et tante Sophie pour leur joli et beau cadeau .Le voyage  m’a beaucoup  marqué et sera gravé dans ma mémoire pour toujours. Gros bisous  à tous les deux et encore merci beaucoup.

Salut ; à plus

Hanania KUNAKEY.

 

 

 

 

 

 
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Le Dimanche 17 Octobre 2010Poster un commentaire

  Déjà avril.

Nous sommes en pleine période d’Harmattan (le vent du désert, chaud, sec qui charrie le sable). Les journées sont chaudes (34°) et les nuits à peine moins (30°). Le ciel est jaune-blanc, le soleil est voilé et la poussière est omniprésente.

Seuls recours pour lutter contre la chaleur: piscine et douches... Mais la piscine doit être à 29° et l’eau froide de la douche est chaude... Tant pis, on supporte.

Petite compensation: c’est la pleine saison des langoustes et des gambas.

Les togolais préparent Pâques: construction du clocher de l’église, répétitions de la chorale, fêtes des fétiches, confection des habits de fête, djembés, crécelles,...


Nous avons fait deux balades dans le nord du pays et au Bénin pour visiter le pays desTambermas, le parc de la Pendjari et Ganvié, village sur pilotis au sud du Bénin.


Les Tambermas (qui font partie de l'ethnie Somba) sont un peuple de chasseurs, cueilleurs, agriculteurs qui vivent dans la région Koutammakou à cheval sur la frontière entre le nord du Togo et le Bénin, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ils vivent dans des habitations traditionnelles en banco (argile malaxée, séchée et imperméabilisée avec la sève du néré) appelées Tatas qui ressemblent à des châteaux forts en miniature et sont protégées par des fétiches érigés devant l’entrée. A l’origine, ces habitations permettaient de se défendre contre les agresseurs en tirant des flèches par des meurtrières.

C’est un peuple qui garde encore beaucoup de ses traditions religieuses, coutumières et initiatiques et qui vit pratiquement en autarcie, sans eau courante ni électricité.

Maintenant, des écoles ont été construites et les enfants y sont pratiquement tous scolarisés au moins jusqu’au collège mais un grand nombre d’adultes ne parle pas le français. 

La région est magnifique: savane sèche où poussent baobabs, nérés et karités, champs de mil, de sorgo et de coton, collines escarpées et rocheuses, le tout parsemé par les tatas.

 

 


Le parc de la Pendjari est situé au nord-est du Bénin et porte le nom de la rivière qui sert de frontière avec le Burkina Faso.

Outre la rivière Pendjari, il dispose de plusieurs mares en eau toute l’année où viennent s’abreuver les animaux.

Savanes herbeuses, arbustives et arborées, forêts galeries et collines arborées, le paysage est magnifique.

Nous y avons observé une multitude d’antilopes: kobs de Buffon, Antilopes-cheval, waterbucks, bubales, guibs harnachés, kobs Defassa... mais aussi des singes (babouins, patas..), des éléphants (éléphants de forêt, plus petits que leurs cousins des savanes mais quand même très impressionnants), des phacochères, des buffles, des hippopotames, des crocodiles, des varans, des serpents (en fait, un serpent genre python),des lions (dans cette région, les mâles n’ont pas de crinières). Sans oublier les oiseaux innombrables: vautours, marabouts, cigognes, grues, pintades sauvages en troupeaux entiers, perdrix, martins-pêcheurs, grands et petits calaos, outardes,ibis,hérons, ombrettes...


Nous avons passé la nuit à l’hôtel de la Pendjari, situé au nord du parc, près de la rivière et nous nous sommes endormis en écoutant les lions et les hyènes.

Groupe électrogène coupé à 22H, pas un bruit d’activité humaine, impression d’immensité sauvage...Dépaysement assuré.

 

 


Enfin, visite et nuit à Ganvié, ville sur pilotis située sur le lac Nokoué, près de Cotonou.

Cette ville a été fondée au XVIIIe siècle par des populations fuyant les razzias esclavagistes.

Les hommes y pratiquent la pêche à l’épervier et l’élevage de poissons dans des parcs où ils mettent des branchages et des palmes qui, en se décomposant, servent de nourriture aux poissons. Le lac ayant une embouchure sur l’océan, l’eau y est plus ou moins saumâtre selon la saison et on y trouve des poissons d’eau douce comme les carpes ou les capitaines mais aussi des soles, des crabes et des crevettes.

Les femmes assurent la vente du poisson sur la rive du lac.

Tout le monde se déplace en pirogue y compris les enfants qui manient la pagaie ou la perche tout petits.

Seul bémol de cet endroit: les moustiques qui attaquent en escadrilles serrées dès que la nuit tombe. Mais bon, l’hôtel sur pilotis est sympa et rigolo malgré un confort assez sommaire et ça vaut le coup.

 

 

Notre circuit s’achève par un passage à Ouidha, sur le littoral Béninois, non loin de la frontière avec le Togo. 

Cette petite ville chargée d’histoire a été la plaque tournante de l’esclavage. En effet , c’est de cette côte que les esclaves étaient emmenés à jamais à l’autre bout du monde. Une porte a été érigée sur la plage: «La porte du non-retour»

 

 


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Le Vendredi 02 Avril 2010Poster un commentaire

 

Le 14 février 2010

                      La St Valentin....

        La fête des amoureux dans plein de pays dans le monde... Mais ici; c’est aussi La Journée Mondiale Du Mariage... selon le curé de l’église Catholique qui est en face de chez nous... Et comme l’élection présidentielle est toute proche (le 4 mars, si il n’y a pas de nouveau report), nous avons eu droit depuis vendredi soir 22H à:

-Une veillée religio-politique de 22H à 6H du matin le samedi. -Un mariage de 6H30 à 11H le samedi (Et oui, au Togo, le mariage est une affaire sérieuse qui demande au moins 4H30 de messe).

-La répétition de la chorale de 18H à 20H. -Une messe de 20H à 22H le samedi.

-Une messe (habituelle) de 6H à 10H le dimanche avec apologie du mariage et exhortations à la participation au vote. -Une messe de 17H à 19H (très soft) le dimanche avec allusions à l’amour entre hommes et femmes (uniquement dans les couples mariés), fustigation de la polygamie et annonces des prochaines messes et veillées... Mercredi à 5H45, Samedi à 6H et 17H... et j’ai oublié le reste... Tout ça bien évidemment accompagné des habituels djembés, clairons, pianos, crécelles, chants et danses.


Nous revenons d’une petite virée dans le nord du Togo et au Bénin. Admirez les photos du pays Tamberma (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO) du parc de la Pendjari et du village lacustre de Ganvié.

 
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Le Lundi 15 Février 2010Poster un commentaire

Le 3 janvier 2010,

La famille KUNAKEY d’AVEPOZO vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2010.

Nous avons fêté le passage de cette nouvelle année tranquillement à la maison pendant que Hana et sa soeur Diane allaient à la messe (et oui, ici, le 31 décembre est aussi une fête religieuse avec messe de minuit).
Il y avait beaucoup de monde dans les rues avec chants, djembés, crécelles, cloches et explosions de pétards toute la nuit.

Nous sommes donc allés au Ghana trois jours pour découvrir un peu ce pays dont la frontière est à 20Km de chez nous:
Arrivée à la frontière à 10H du matin et début des formalité: 10 minutes pour sortir du Togo puis arrivée du côté ghanéen. Nous faisons viser nos passeports (togolais, donc pas besoin de visa ce qui simplifie beaucoup les formalités) et allons au service des véhicules pour faire établir le laisser-passer de la voiture. Là, premier os: on nous demande de laisser une «caution» de 2millions de CFA (environ 3000€ récupérable lors de la sortie du pays... si le douanier qui a signé le reçu est présent à ce moment là, sinon???) en plus du prix du laisser-passer qui coûte 25 Cedis, soit environ 8000 CFA. Cette caution est demandée lors de la première entrée d’un véhicule au Ghana... mais on peut faire un «arrangement» avec les douaniers qui ne demandent «que» 40 000 CFA (non remboursables, bien sûr!) pour éviter de payer la caution. En plus, nous n’avons pas de carte grise internationale (nous apprenons à cette occasion de l'existence de ce papier).
Bien sûr, nous ne voulons pas payer 60 000 CFA (90€) pour 3 jours.
Bref, après 3 heures de palabres avec différents douaniers, sous-chefs et chefs, Damien négocie avec succès notre laisser-passer pour 30 000CFA et nous quittons le poste frontière, en direction de Cape Coast, l’ancienne capitale de la Gold Coast (Ancien nom du Ghana, colonie anglaise).
Las... les cinquante premiers Km de route sont dans un état lamentable:énormes trous dans le goudron ou fragments de goudron restants entre les trous. Ensuite, la route s’arrange mais pas les multiples contrôles de police à l’entrée et à la sortie de chaque ville (voire chaque village). Nous y sommes arrêtés presque systématiquement.
Donc nous arrivons à Accra (à 160KM de Cape Coast, notre destination) vers 17H, une heure avant le coucher du soleil et au beau milieu des embouteillages, nous repérons un hôtel pas trop cher et qui à l’air pas trop mal et assez central, et nous décidons de passer la nuit à Accra.
Nous arrivons à l'hôtel vers 19H après avoir tourné et visité à peu près tout le centre-ville ou il n’y a quasiment aucun panneau de direction ou même de nom de rues ou d’avenue.

Le lendemain, visite de Cape Coast et de son château construit par les hollandais en 1632, haut lieu de défense de la côte contre les autres puissances coloniales dans un premier temps, puis résidence du gouverneur anglais et lieu d’achat, de stockage et de conditionnement et d’expédition des esclaves. Le château est très bien restauré et recèle un musée de l’esclavage et de la culture Akan (ethnie locale) très bien fait.

Nous arrivons dans l’après midi au Hans Cottage Botel pour y passer la nuit. C’est un hôtel au bord d’un étang, en pleine brousse, sur la route du Kakun Nationnal Park. C’est très sympa et assez kitch: piscine avec jeune dieu grec et angelot verseur d’eau, mannekenpis, crocodiles la gueule ouverte et statues diverses dans l’étang au-dessus duquel est construit sur pilotis le restau de l’hôtel. Après notre diner, nous faisons une petite ballade sur le sentier qui longe d’étang et à 10 du restau, nous tombons sur un vrai croco qui fait bien 2 mètres de long!

Pour ce dernier jour, nous arrivons au Kakun Park tôt le matin pour une petite ballade dans la forêt avec vue sur la canonnée le long de 360 mètres de passerelles et de plate-formes installées dans les arbres.

Retour d’une seule traite à Lomé ou nous arrivons vers 19H.

Le Ghana est manifestement plus riche et mieux équipé que le Togo: industries, grands commerces, bonnes routes, beaucoup de maisons neuves, recherche esthétique dans les constructions... Accra est une immense ville, très étendue, avec beaucoup de circulation et d’embouteillages, et elle ressemble à n’importe quelle grande ville européenne tout en gardant ses côtés africains.
Seuls bémols: les contrôles de police avec demandes de «cadeaux» ou «d’arrangement» dans le cas où quelque chose n’est pas en règle, et attitudes des Ghanéens que nous avons trouvé moins accueillants que les Togolais ou les béninois ou les maliens... Peut-être est-ce dû à la culture anglo-saxonne?

 

 
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Le Mardi 05 Janvier 20102 commentaire(s)
Le 27 décembre 2009,

Hier, samedi 26 décembre, nous sommes allés au mariage civil de Viviane Kunakey, fille de Atavi (oncle) Jo, un des oncles de Damien.
Le mariage avait lieu à l'Hôtel de ville de Lomé et s’est déroulé à peu près comme n’importe quel mariage civil en France hormis quelques détails somme toute assez insignifiants... ou pas.
Nous étions conviés à 17H (ne sachant pas que, les mariages en cette saison étants forts nombreux, la famille avait «négocié» pour ce jour là et que donc, le mariage en question serait le dernier de la journée) et nous nous sommes installés dans la salle vers 18H45 après avoir admiré 4 mariées (et leurs nouveaux maris) et les coiffures, habits, sacs, chaussures des invités aux différents mariages. Je dois dire que notre mode européenne me parait triste et convenue à côté du faste, du chatoiement et de l’exubérance africaine. Les habits de fête sont ici somptueux et c’est un vrai plaisir pour les yeux.

Donc, entrée dans la salle: mariés accompagnés par leurs père et mère et précédés de nombreux photographes (dont Damien) puis bousculade à leur suite pour s’assoir dans une salle super-classe mais trop petite pour la cinquantaine de personnes présentes.
L’adjoint au maire, très classe aussi avec son écharpe (ça fait bizarre, elle est vert-jaune-rouge) pose les questions d’usage sur l’identité des personnes concernées, puis pose des questions aux futurs mariés:
Au marié: «James, choisissez-vous un mariage monogame ou polygame?
Réponse: «Je ne veux qu’une seule femme» (Applaudissements et youyous dans la salle)

-A la mariée: «Voulez-vous épouser cet homme?
Réponse: «Oui»

Puis vient l’énoncé des lois qui régissent le mariage: l’homme est le chef de famille, il doit assurer la subsistance de la famille et l’éducation des enfants, la femme doit habiter dans la maison que son mari a choisi, elle doit contribuer à l’entretient de la famille, etc...

Après ça, l’adjoint au maire procède au mariage avec l’échange des consentements, les signatures et la remise du livret de famille et du certificat de mariage.

Puis discours de l’adjoint sur le respect au sein du couple et sur l’espoir de rapprochement des peuples que génèrent les mariages mixtes (femme togolaise et mari nigérian).

Après, re-photos, re-félicitations,petit coup à boire et à manger et retour à la maison.
La cérémonie religieuse aura lieu le 9 janvier à AKPIM au NIGERIA (chez le mari qui est nigérian et originaire de ce village) mais nous ne pensons pas y aller.
 


Réflexions sur ce mariage:
C’est la fille de Jo qui se mariait. Son papa est le troisième enfant vivant (et le deuxième fils) de la troisième femme du grand-père (dit: le Vieux). (Pour mémoire, Damien est le quatrième enfant et le troisième fils du troisième (ou quatrième parce qu’il avait un jumeau) enfant de la première femme du Vieux. J’espère que vous suivez.
Durant l’attente pour ce mariage, j’ai demandé à Isidore er Victor (1er et denier des huit enfants de la troisième femme du Vieux et donc frères même-mère-même-père de Jo, père de Viviane la Mariée), combien d’enfants avait eu le grand-père (le Vieux).
Ils m’ont répondu par une question: «Qui ont atteint l’âge adulte?»
Après ma réponse affirmative, ils se sont concertés pendant 20 petites minutes avec papier et stylos et m’ont certifié 22 enfants qui on eu eux même des enfants et 8 ou 10 qui sont restés sans descendance ce qui les rends négligeables.

Les temps ont changés. Si on admet que les enfants du Vieux ont tous été monogames (ce que je sais inexact: Jean, le frère ainé du Papa de Damien a eu plusieurs femmes), et qu’ils ont eu en moyenne (basse) 4 enfants, ça porte le nombre de cousins germains de Damien à 84 (Clément, le père d’Hana est l’un d’eux).
Viviane, 27 ans est donc une des 84 (ou plus) cousines germaines de Damien (et d’Elise, de Bruce, de Gilles, de Betty, de Robin,de Nathalie, de Valérie, de Thierry, de Sandrine, de Séverine, d’Arnaud).

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Le Lundi 28 Décembre 2009Poster un commentaire

 

Sophie et Damien KUNAKEY

Hanania KUNAKEY

BISCA

Et surtout CAHOUETTE



ont la joie de vous faire part de l’heureuse naissance de trois chatons .

La maman et les bébés se portent bien.

 

 

 

 

                 Noël approche doucement: nous avons fait un ficus de Noël sur la terrasse, Hana est en vacances, les supermarchés de Lomé sont approvisionnés en foie gras, saumon fumé et autres (on peut même commander des huitres de Marennes à 1,5€ pièce) et la chorale de l’église catholique est prise d’une frénésie de répétitions de chants de Noël avec canons, voix hautes, basses, très très hautes, multi tonalités, solos avec micro (rarement sans micro), vocalises, répétitions de 4 ou 5 notes pendant deux ou cinq minutes pour finir par le chant en entier accompagné par les classiques djembés, crécelles, parfois clairon... et ponctué (si on n’a pas de chance) par un ou deux solos au micro. 

Bon, cela dit la chorale en question ne se débrouille pas trop mal.

 

 


              Nous pensons partir quelques jours, entre Noël et le nouvel An, pour visiter un peu le sud du Ghana et plus particulièrement Cape Coast, ancienne ville coloniale britannique. 

Nous ne serons donc pas joignables par téléphone du lundi 28 au jeudi 31 décembre.


            Nous voyons aux infos la vague de froid qui a envahi la France. Nous espérons que ce n’est pas trop dur pour vous et nous pensons bien à vous. Nous, on s’est inscrits à la piscine. On y va 2 ou 3 fois par semaine pour nager.

 

 

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Le Mercredi 23 Décembre 2009Poster un commentaire

 

Le 26 novembre 2009

 

Nous voici de retour à la maison après un mois d’aventures françaises... Aventures très axées sur les confits, cochonnailles, cèpes, foie gras et autres Bourgognes, Bordeaux, vin jaune, Champagne, sans parler des andouillettes, tartes, gratins, entrecôtes, et sans oublier les Armagnac, Calva, Cognac et je vous fais grâce du reste... 

Total des vacances: Damien avoue (sous la torture) avoir pris 1,5Kg, et moi, je n’avoue rien du tout et d’ailleurs, c’est très mal poli de faire allusion au poids d’une dame... Mais bon, je vais m’abonner à la piscine et manger plus de poisson.

 

Nous avons retrouvé la maison en bon état grâce aux bons soins soins de Hana et d’Arsène. Le jardin est splendide, Bisca et les tortues sont en pleine forme (grosse fête de la part de Bisca à notre arrivée; les tortues se sont montrées moins expansives). Quand à Cahouette, elle affiche des rondeurs suspectes: soit elle a beaucoup mangé pendant notre absence, soit elle s’est laissée abuser par un gros minet ce qui n’est pas très sérieux à son âge.

 

Nous sommes au début de la saison chaude et il fait 32° au plus chaud de la journée. Damien supporte bien et moi, je suis contente d’avoir la clim dans la chambre.

 

Lomé est toujours en travaux mais la route devant chez nous est maintenant très praticable. Par contre, les communications (téléphone et internet) sont toujours aussi problématiques, et il parait (d’après la vox populi) que ça va durer jusqu’aux élections en février prochain.

 

Nous remercions tous ceux qui se sont occupé de nous pendant notre trip, et nous nous excusons très platement auprès de nos nombreux amis que nous n’avons pas pu visiter

 

 


 

 

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Le Jeudi 26 Novembre 2009Poster un commentaire